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Couverture du livre Parfois il discutait avec Dieu en italienLa strada è la mia casa


Edizioni San Paolo, Cinisello Balsamo (MI), 2011, 1 ed.
Data di pubblicazione: 1 Maggio 2011

Traduction du texte de Bruno Nacci par Pascal Fioretto

Il y n'a pas, dans ce roman, à proprement parler de plot narratif, comme disent les critiques et les éditorialistes, deuxième œuvre d'une écrivain danoise transplantée en France.
Ou peut-être y en a-t-il un, au sens large du terme, comme point de départ de la narration mais pas comme artifice narratif: ça se passe à Paris, mais ce pourrait être une métropole occidentale quelconque, vue d’en bas, à travers un regard innocent, d'une innocence née du refus de toute convention.
Hadrien, ou l’un des cent noms qu'il utilise quand quelqu'un lui demande comment il s'appelle, est un clochard qu'aucun désastre familial, aucun échec professionnel, que ni l'alcool ni la drogue, n’ont poussé à la rue mais une simple et irrésistible bouffée de claustrophobie; l'impuissance soudaine de rester plus longtemps prisonnier du réseau des devoirs, des conventions, des chantages qu’impose la modernité à ses heureux bénéficiaires, condamnés à une obéissance absolue par un bonheur sans issue de secours, fait d’argent et de bien-être, mais aussi d’un dense réseau de liens personnels, pour la plupart aussi arbitraires qu’inviolables.
On a presque envie de dire qu’il s’agit-là d’ un roman soumis dans lequel l’abondante littérature sociologique et philosophique sur la décadence interminable et parfois redoutée de la société capitaliste, s’incarne dans le marmonnement monocorde, plaintif et parfois pathétique, d'une de ces innombrables créatures que nous ne voyons même plus ou à qui nous laissons une aumône distraite, mais qui restent, avec leur importune présence, aux marges de notre regard, comme les déchets d'un processus de transformation qui n'admet ni déviances, ni exceptions, ni chemins de traverse, volontaires ou contraints.
Un roman lyrique, donc, même s’il y est question de pardessus malodorants, d’urine, de faim, de froid, de vexations, de moralisme raciste, d’intolérance ordinaire, quasi invisible.
Mais le cœur du roman n'est pas la défense, un peu trop évidente, des plus humbles, des vaincus, des oubliés, ce n’est pas non plus la dénonciation des autres, les nantis, les bien-pensants, les bourgeois toujours prompts à se scandaliser devant tout ce qui ne satisfait pas leur obsession de l'ordre et de la propreté.
Telle une philosophe des lumières du XVIIIe qui se servirait du monde sauvage pour mieux décrire et montrer la société de l'ancien régime, Pia Petersen utilise une approche phénoménologique du "sauvage" moderne, le désadapté, l'étranger aux règles, pour jeter un regard désenchanté sur tout ce qui nous semble si évident: des téléphones portables aux bruits du trafic, de la foule des métros à la défense agressive de la propriété, avec ses gardiens féroces et ses injustices camouflées sous le masque aseptique et impassible de la Loi. Même l’histoire d’amour du clochard, imaginaire ou presque, est tout sauf une figure obligée de soap opera.
C’est au fond la dénonciation tragique d'une peur enfantine, humaine et désespérée, de la solitude. Tout comme son rêve d'atteindre une idéale "région du nord", où la vie serait rationnelle et harmonieuse, qui évoque une citation, à peine modifiée, de l'exotique Hollande rêvée par Baudelaire.
Contrairement à la "Légende du Saint-Buveur", il n’y a, chez Pia Petersen, pas de rédemption possible. Tout simplement parce qu’il ne s’agit pas d'un enfer privé mais d'une tragédie collective.
Bruno Nacci

 
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