PARADIGMA

 

 

 

 

LE MOT DE L'EDITEUR

 

Pia Petersen nous raconte un soulèvement, ce moment unique où les gens s’arrêtent de marcher comme des robots pour prendre leur destin en main. L’émeute nous est décrite de l’intérieur et c’est moins la masse que les personnes multiples qui la composent que nous suivons pas à pas. Cette multiplicité des points de vue narratifs permet une lecture dense et poignante, l’auteur arrivant à donner une voix singulière à tous ses personnages.
Paradigma est un vrai roman noir qui nous dévoile sans fard les tensions qui déchirent nos sociétés contemporaines. Le livre sent le soufre, la poudre, il nous présente un monde de conflits latents où les différents groupes sociaux se regardent en chiens de faïence. Une société qui se berce de discours englobants et lénifiants alors qu’en réalité chacun vit dans son monde, bien à l’abri. On sent qu’il suffirait d’une étincelle pour que tout parte en flammes et qu’une nouvelle organisation humaine naisse des cendres de l’ancienne. Paradigma, c’est la description de ce moment de crise, de cette étincelle.
Soulignons que Paradigma est enfin, et peut-être surtout, l’histoire d’une rencontre entre deux individus en pleine révolte. C’est aussi une histoire d’amour. Après tout, l’amour et l’abandon dans l’amour ne sont-ils pas des actes proprement révolutionnaires? Il s’agit de plonger dans l’inconnu, dans la faille. Pour le meilleur et pour le pire peut-être, mais, en attendant, de rester vivant...

AURELIEN MASSON

 

 

 

 

 

Pia Petersen continue son oeuvre littéraire, lucide, prenante, hypnotisante. Elle m'a parlé de l'écriture de ce roman qui fut long à écrire, car il n'est pas un de ces petits romans de consommation courante, aussi vite écrits que lus. Non, Paradigma est un grand roman, un vrai roman, il s'attaque à l'époque avec une vigueur déstabilisante, une violence stylistique alliée à une réflexion politique très puissante.
J'ajoute que le livre est MAGNIFIQUEMENT édité. C'est un beau livre, un grand livre, un livre fort. Un livre que je n'oublierai pas. Bravo Pia Petersen ! J'espère que le livre trouvera de nombreux lecteurs.

 

NICOLAS IDIER, ECRIVAIN

Ma rencontre avec Pia Petersen remonte à 2010, j’étais alors encore journaliste pour Arte et réalisais un reportage sur les auteurs qui n’écrivent pas dans leur langue natale. Pia est danoise mais a toujours choisi le français. Passé l’entretien nous avons pris un verre puis un deuxième et ainsi de suite jusqu’au bout de la nuit. Depuis nous sommes amis et j’ai lu à peu près tous ses livres. S’il fallait la « caser », je dirais que Pia écrit des « thrillers métaphysiques ». Des romans de genre très codés, très à l’anglo-saxonne (roman noir, thriller psychologique, huis-clos ultra oppressant) qu’elle modèle ensuite pour y glisser ses propres réflexions : le rapport à l’argent, à la solitude, à la violence, à l’art. Avec des personnages broyés par un système qui tentent de survivre. C’est à la fois très prenant et riche de questionnements. Et d’une grande originalité, je ne connais aucun auteur contemporain de langue française qui, comme Pia, a ce savoir-faire d’une littérature à la fois efficace et exigeante.

 

 

DENIS MICHELIS

 

 

 

 

Fresque dans Skidrow - Los Angeles

Los Angeles

Fresque sur Melrose - Los Angeles

 

 

 

 

EXTRAIT      PRESSE      WEB

Alain Mabanckou, écrivain
Voici une introspection effrénée d'une société américaine plongée dans ses travers.